Santé animale/Atelier de formation sur la gouvernance vétérinaire Vers l’instauration d’une diplomatie professionnelle durable entre les institutions règlementées du Niger et de la Belgique.

L’hôtel sahel a servi de cadre le 02 décembre 2015, au lancement des travaux d’un atelier de formation sur la gouvernance vétérinaire en matière de santé animale. Organisé sous l’égide de l’ordre national des vétérinaires du Niger et l’ONG VSF de Belgique, ce cadre d’échange qui a regroupé d’éminentes personnalités imbues d’expériences dans le domaine de la science et de la médecine vétérinaire, était destiné à servir d’amorce au processus d’affinement de compétences vétérinaires disponibles et d’orientation efficace et efficiente pour celles à venir.

 

C’est d’ailleurs pour cette raison que le président du conseil national de l’ordre des vétérinaires du Niger Docteur Malam Maman Loucoumane a rappelé dans son discours que cette rencontre est « l’amorce d’un processus engagé depuis 2010 …».En effet, relativement au plan d’action triennal notamment à son axe II qui vise le renforcement de la profession vétérinaire, une étude avait été menée sur le renforcement des Services Vétérinaires au Niger. Et il ressortait de cette étude que : « l’analyse de la formation continue et des formations qualifiantes montre que des efforts substantiels restent à faire pour donner une orientation claire et précise du faible effectif des vétérinaires disponibles. Concernant les formations qualifiantes, le Niger a grandement besoin de deux types fondamentaux de perfectionnement notamment la spécialisation verticale par espèce zoologique et la spécialisation horizontale ». Aussi a-t-il précisé que l’objectif global de cet atelier est de contribuer à l’amélioration de la santé animale par l’instauration d’une diplomatie professionnelle durable entre les institutions règlementées du Niger et de la Belgique.

Abordant dans la même logique, le ministre de l’élevage a voulu insisté sur « le renforcement de capacités techniques des médecins vétérinaires mais aussi et surtout le partage de nouvelle technologies dans le seul but de contribuer à l’amélioration de la productivité de l’élevage et de rendre plus compétitifs les produits et sous-produits issus de l’élevage… ».Il a aussi rappelé les risques spécifiques que comporte le commerce international des denrées alimentaires d’origines animale tant pour la santé animale que pour la santé publique avant de dire que la lutte contre ce phénomène doit débuter par l’élimination des agents pathogènes susceptibles de contaminer les aliments à tous les stades de l’élaboration ».

Et, le ministre de rassurer l’Ordre  National des Vétérinaires du Niger en disant : « il est de notre responsabilité de soutenir les services vétérinaires, non seulement par une législation efficace afin qu’ils puissent répondre aux critères de performance de l’OIE pour leurs fonctions essentielles mais aussi leurs capacités techniques, matérielles financières et humaines doivent être renforcées ».

N’est-ce pas d’ailleurs la vision de la Stratégie de Développement Durable de L’Elevage (SDDEL) qui présage : « d’un Niger où l’élevage à l’horizon 2035, contribuera significativement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle et améliorera les conditions socio-économiques des populations à travers une gestion durable de l’environnement ».

La thématique sur la gouvernance vétérinaire en matière de santé animale ayant déjà été  examinée, les thématiques restantes  ont été développées au cours de la deuxième journée à savoir : La certification et le contrôle des denrées alimentaires d’origine animale ; les techniques de stérilisation des animaux de compagnie (chiens et chats) et, les tests de diagnostic rapide de laboratoire en milieu rural.

Ibrahim Mohamed

Hebdomadaire – Le Hérisson Décembre 2015

 

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